Alim’Confiance : entrée en vigueur des notes sur l’hygiène

Alim’Confiance, le système de notation du respect des normes d’hygiène dans les établissements de la chaîne alimentaire française, a été lancé le lundi 3 avril. Il devrait permettre une plus grand transparence et améliorer le niveau global d’hygiène.

Ce système se veut simple est pédagogique. Quatre notes, symbolisées par des smileys blancs sur des étiquettes bleues, sont attribuées aux établissements, en fonction du respect des normes d’hygiène qui y est constaté lors des inspections sanitaires :  « Très satisfaisant », « Satisfaisant », « A améliorer », ou « A corriger de manière urgente ».

La plus mauvaise note est la seule qui implique un risque réel pour la santé publique et qui sera suivie d’une sanction de la part des autorités, à savoir une fermeture d’urgence de l’établissement.

Les notations sont ensuite rendues publiques sur le site internet d’Alim’Confiance, ainsi que sur l’application numérique dédiée.

Tous les établissements du secteur agroalimentaire sont concernés par cette notation publique, de la production à la vente, en passant par la transformation et le transport. Restaurants, cantines, abattoirs, supermarchés, métiers de bouche, distributeurs, traiteurs, usines agroalimentaires… toutes ces entreprises seront évaluées.

Le lancement de ce nouveau système a été effectué sur la base des 1.000 à 1.500 inspections réalisées au mois de mars 2017. A terme, les autorités comptent inspecter 55.000 établissements chaque année et publier leurs résultats au fur et à mesure.

Ce projet de grande envergure a été programmé par la loi d’Avenir de l’Agriculture, adoptée fin 2014 par le Parlement. C’est donc le ministère de l’Agriculture qui est chargé de gérer Alim’Confiance.

« Les objectifs de cette mise en transparence sont de valoriser les établissements qui travaillent bien, de répondre à la demande des consommateurs, et globalement, d’améliorer le niveau global d’hygiène dans tout le pays », se félicite-t-on du côté des autorités. Dans un communiqué, le ministère de l’Agriculture justifie d’ailleurs cette initiative par sa mise en place couronnée de succès dans huit autres pays européens : le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, l’Irlande, le Danemark, la Finlande, la Lituanie et la Norvège.

« Dans tous les pays, la mise en place de la mesure s’est toujours accompagnée d’une amélioration du niveau sanitaire des établissements », assure le communiqué.

Pourtant, du côté des professionnels du secteur, cette mesure inquiète.

Hubert Jan, responsables de l’Umih, le premier syndicat du secteur, regrette l’effet anxiogène que pourraient avoir ces affichages. « Nous demandions simplement deux niveaux de notes : soit le restaurant est conforme, soit il ne l’est pas et il est fermé. […] Si le stockage, la manutention de la nourriture, la formation des personnels sont parfaits, une simple dalle de carrelage fendue peut justifier le passage de la mention « très satisfaisant » à « satisfaisant » comme l’ont montré les expérimentations menées à Paris et Avignon », explique-t-il.

Le représentant syndical dénonce également une forme « d’inégalité de traitement et d’équité commerciale » entre les différents professionnels liée à cette réforme. « Durant les expérimentations, certains s’en sont servis comme argument publicitaire face à des restaurants du voisinage qui, eux, n’avaient pas été contrôlés et ne pouvaient donc pas répondre », précise-t-il.

 

 

 

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