Consommation : la crise mine aussi l’agroalimentaire

Une étude TNS Sofres, rendue publique cette semaine, indique que les effets de la crise se font aussi sentir sur les choix concernant l’alimentation.  Les consommateurs font plus attention et ils concèdent des sacrifices sur leurs habitudes alimentaires, même lorsqu’il s’agit de « petits plaisirs » gourmands.

Tous les deux ans, à Paris, porte de Villepinte, se tient le SIAL, le plus grand salon international de l’alimentation, qui regroupe tous les professionnels du secteur agroalimentaire. Cette année, en préambule du SIAL, qui se tiendra du 16 au 20 octobre, une étude sur les comportements des consommateurs vis-à-vis de leur alimentation, a été présentée à Paris, le 6 septembre.

Cette étude de la TNS Sofres, a été élaborée à partir d’échantillons représentatifs pour des villes de plus de 100.000 habitants de la France, l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Russie, ainsi que dans des zones urbaines de Chine, d’Asie du Sud-Est et de plusieurs pays du Moyen-Orient. Elle a été effectuée du 25 mars au 22 avril 2016.

« C’est la tendance de consommation numéro un dans le monde entier, la pression économique pèse sur les choix en matière d’alimentation ».

Voilà comment sont résumés les principaux enseignements de l’étude, par l’un de ses auteurs, Pascale Grelot-Girard, de la division consommation de l’institut TNS-Sofres.

Dans les détails, on constate une baisse de 4%, entre 2012 (66%) et 2016 (62%), du nombre de consommateurs prêts à dépenser davantage dans certaines occasions pour des produits alimentaires qui apportent un plus. Au niveau national, la baisse est encore plus importante, passant de 70% en 2012, à 65% en 2016. De la même manière, les consommateurs ont de moins en moins confiance en la qualité des produits alimentaires. Sur cette période, le pourcentage de confiance est passé de 85 à 83 %.

Les acteurs du SIAL comptent bien proposer différentes solutions à cette évolution des mentalités et adapter les innovations alimentaires aux problématiques liées à la crise. Le cabinet XTC innovation a répertorié plusieurs tendances lourdes, que les professionnels doivent désormais prendre en compte : réduction des déchets, production personnelle d’aliment, achat local, mode du « made in », aliments « sans » (huile de palme, antibiotique, pesticides…), « à l’état brut » (« raw » en anglais),  aliments « naturellement bénéfiques »… Toutes ces tendances portées par la crise doivent servir de source d’inspiration aux professionnels de l’agroalimentaire. Le SIAL sera une bonne occasion pour monter qu’ils ont intégré cet état d’esprit.

 

Consommation : la crise mine aussi l’agroalimentaire

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