Des emballages mangeables

Une équipe de chercheurs américains du département de l’Agriculture des États-Unis (United States Department of Agriculture, USDA), a créé un emballage alimentaire comestible, à base de caséine, la protéine qui constitue le lait.

Cette invention révolutionnaire a été portée à la connaissance du grand public dans une publication scientifique de l’American Chemical Society, qui a détaillé le travail effectué par les scientifiques de l’USDA.  Logiquement, cette innovation fait beaucoup parler d’elle : la commercialisation d’emballages alimentaires en films consommables offre une infinité de possibilités.

Le principal avantage de cette invention est environnemental : la surproduction des déchets est l’une des problématiques écologiques majeures à laquelle doivent se confronter les pays du monde entier. Des déchets biodégradables et mangeables permettraient d’alléger considérablement les quantités de détritus produits par les consommateurs.

L’une des biologistes en charge du projet, la française Laetitia Bonnaillie, ingénieure chimiste au département de l’Agriculture, a ainsi décrit ce nouveau produit, en vantant ses mérites écologiques :

« Ça ressemble à un emballage plastique, quand on le regarde et qu’on le tient dans sa main, mais ça n’est pas aussi élastique. Le but est de produire un emballage qui ne produise aucun déchet. Quand ils sont utilisés en guise d’emballage, ils peuvent empêcher le gaspillage de nourriture, et ce dans toute la chaîne alimentaire. »

Si la nécessité de réduire la production de déchets a été l’un des moteurs de ce projet, un autre avantage promet un succès commercial à ces emballages à la caséine : ils sont tout simplement plus efficaces que les emballages actuels, comme l’a expliqué aux journalistes de Metro la directrice d’étude en poste au Ministère de l’Agriculture américain, Peggy Tomasula : « les papiers film à base de protéines sont très efficaces pour bloquer l’oxygène, ce qui évite à la nourriture de se dégrader. » En effet, l’oxygène est éloigné des aliments conditionnés par ce plastique mangeable, avec une efficacité 500 fois supérieurs aux emballages actuels. Par ailleurs, ils sont plus sains et hygiéniques que les films en plastique, qui libèrent en infimes quantités, plusieurs substances dangereuses pouvant contaminer les aliments.

« Les possibilités d’application de cet emballage sont infinies », explique Laetitia Bonnaillie, qui précise que « nous sommes actuellement en train de tester des produits, comme les emballages alimentaires comestibles et à portion individuelle. Par exemple, beaucoup de plastique est utilisé dans les emballages individuels de bâtons de fromage, ce à quoi nous voudrions remédier ».

Une vidéo diffusée aux États-Unis montre les différentes utilisations pouvant être faites de cet emballage du futur, comme des sachets de soupe à mettre directement dans l’eau sans avoir à les retirer (des sachets qui pourraient aussi bien s’adapter aux doses individuelles de riz ou de pâtes). Les industriels pourront diminuer le sucre présent dans les céréales, car elle resteront croustillantes grâce à ces emballages performants. Pour Laetitia Bonnaillie, il sera enfin facile, pour les industriels, d’ajouter des arômes, des vitamines et des probiotiques au nouveau papier film.

Pour le moment, ces emballages comestibles en sont toujours à l’état de test dans les laboratoires américains. Les journalistes du Mirror assurent qu’ils seront disponibles au grand public, dans les supermarchés, d’ici trois ans, à l’issue de cette phase d’expérimentation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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