Environnement : appel à projets dans l’agroalimentaire

Le groupe public ENGIE, et l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA) se sont associés pour lancer un appel à projets, dont l’objectif est d’éviter le gâchis énergétique, ou « énergie fatale », des systèmes de refroidissement. Cet appel a été lancé le 20 septembre 2016, pour une date limite des dépôts fixée au 31 décembre et une sélection des finalistes qui aura lieu à la fin du mois de janvier 2017.

L’énergie fatale est une énergie produite lors d’un processus industriel ou artisanal, dans un but second, est qui n’est donc pas utilisée en tant que telle. Il existe différentes natures d’énergies fatales, comme le chaud, le froid, le gaz, ou l’électricité. La production de ces énergies est liée à un besoin spécifique, à des processus de production industrielle, ou de déchets (fours, tours aéroréfrigérantes, fumées, compresseurs, incinération, biogaz, ventilation, eaux usées, réacteurs…).

L’un des principaux producteurs d’énergie fatale est le secteur du refroidissement, qui produit de l’énergie basse température sans l’exploiter. Cette énergie produite est, d’une certaine manière, gaspillée, car non utilisée comme telle.

Selon les estimation d’EDF, la France rejette ainsi un tiers de la consommation industrielle énergétique sous forme d’énergie fatale, tous les ans, soit environ 140 TWh. Cette volonté d’optimisation de la production énergétique s’inscrit donc pleinement dans les engagements environnementaux français et internationaux, comme le Grenelle de l’environnement, ou les accords historiques sur le réchauffement climatique qui ont été actés la semaine dernière.

C’est l’objet de l’appel à projets initié par le groupe ENGIE, en partenariat avec l’ANIA, qui recherche des solutions innovantes permettant d’exploiter cette énergie fatale et que ses initiateurs résument en une formule : « Comment valoriser de grandes quantités d’énergie à une température entre 30 et 40° ? »

En dehors de l’aspect purement environnemental, l’enjeu économique est de taille pour l’industrie agroalimentaire, première productrice de cette énergie fatale liée aux systèmes de réfrigération. Les économies et/ou revenus supplémentaires réalisés seraient conséquents, à tous les échelons de la filière. Sachant que l’utilisation actuelle de ces énergies fatales est approximativement comprise entre 10 et 15 % de ses capacités, les perspectives sont très intéressantes.

L’éligibilité des projets présentés est soumise à certains critères, dont voici la liste telle que rédigée par les responsables de l’appel à projets :

  • Adéquation avec le sujet

  • Caractère innovant du sujet

  • Cohérence du business model envisagé

  • Faisabilité / Viabilité économique

  • Potentiel de développement

  • Maturité du projet / de la solution

  • Efficacité énergétique

  • Capacité du projet à être rapidement lancé

  • Facilité d’implémentation

Les lauréats de cet appel à projets se verront offrir un accompagnement commercial et opérationnel, par les équipes d’ENGIE Axima et par celles de l’ANIA. Ils bénéficieront également d’un terrain de test, d’expérimentation et de démonstration à taille réelle chez certains clients partenaires d’ENGIE, tout comme du support du réseau recherche et innovation de l’ANIA.

Enfin, si le projet permet de mettre en place des solutions efficaces, ENGIE permettra une mise en relation avec ses clients industriels et ses partenaires et ANIA mettra également son réseau à  disposition des lauréats. Le projet vainqueur pourrait même être intégré à l’offre commerciale d’ENGIE. Des perspectives intéressantes…

 

Environnement : appel à projets dans l’agroalimentaire

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