Les Etats généraux de l’alimentation en question

C’est l’un des projets les plus importants aux yeux du nouveau ministre de l’environnement, Nicolas Hulot : mais que signifient donc les Etats-généraux de l’alimentation ? Et comment vont-ils se dérouler ?

Si de nombreux flous persistent quant à la forme et au fond de ces Etats généraux, on en sait un peu plus depuis quelques jours.

Les Etats généraux de l’alimentation, qui sont si importants aux yeux de Nicolas Hulot, consistent en un vaste plan de refonte du système d’alimentation des Français, au niveau de la production, de la transformation et de la consommation. Il s’agit d’une consultation massive de tous les acteurs du secteur agroalimentaire, depuis les agriculteurs jusqu’aux vendeurs, destinée à faire évoluer ce secteur vers un modèle plus durable et responsable.

« Accompagner la transformation d’un modèle productif pour répondre davantage aux attentes des consommateurs » : voilà l’objectif affiché par le candidat Macron quand il évoquait ce projet dans son programme présidentiel.

Le gouvernement a annoncé officiellement le lancement de ces Etats généraux, qui sont finalement programmés les 10 et 11 juillet. Prévus pour être tenus quelques jour plus tôt, ils ont été décalés en raison du remaniement ministériel qui a été effectué.

En attendant la mise en place de ces Etat généraux et les différents arbitrages qui en découleront, c’est le ministre de l’agriculture fraîchement nommé, Stéphane Travert, qui est chargé de préparer l’événement, via de nombreux entretiens avec différentes personnalités influentes du secteur. Ainsi, il a accueilli, mardi 27 juin, le délégué général de la FCD, Jacques Creyssel, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, et le PDG du groupe coopératif Système U, Serge Sapin. Il devait aussi recevoir, en fin de semaine, Michel-Edouard Leclerc, Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, Emmanuel Besnier, dirigeant de Lactalis, Patrick Espasa, président exécutif d’Auchan Retail France, ainsi que différentes organisations de consommateurs (UFC/que choisir, CLCV et Familles rurales).

Preuve que ces Etats généraux sont très attendus, une lettre ouverte a été adressée à Emmanuel Macron par les présidents des 3500 associations regroupées au sein du collectif France nature environnement (FNE).

« Nous vous demandons d’avoir une place, d’être écoutés et entendus lors des États généraux de l’alimentation, et ce dès les premières discussions », y écrivent-ils, avant de s’inquiéter « sur le flou qui entoure ces États généraux de l’alimentation et les objectifs poursuivis ».

Une chose est sure, Nicolas Hulot va jouer gros sur ce dossier.

 

 

 

 

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