Food Tech : des investissements en hausse

A l’occasion des rencontres BPI Innovation, qui ont eu lieu les 25 et 26 mai 2016, Kevin Camphuis, le fondateur de ShakeUpFactory, a accordé une interview au magazine LSA, où il est revenu sur l’utilisation des nouvelles technologies dans l’industrie alimentaire (Food Tech).

Comme tous les secteurs économiques, celui de l’agroalimentaire est marqué par la révolution numérique. Livraison à domicile, circuits courts, nouvelles méthodes de production, les progrès technologiques apportent de nouvelles manières de produire et consommer ce que l’on mange. Pour accompagner ces évolutions, de nombreuses start-up se sont développées dans ce secteur de l’application des nouvelles technologies à l’agroalimentaire. Aujourd’hui, ces petites sociétés, qui désignent leur secteur sous le nom de « Food Tech », sont plus de 5000 à travers le monde. En 18 mois, les investissements dans ces start-up de l’agroalimentaire ont dépassé les 10 milliards de dollars. Les principales branches qui ont bénéficié de ces investissements sont la livraison de courses alimentaires et de repas à domicile, à hauteur de 27 % des investissements, les moteurs de recherche (23%) et les fournisseurs de technologies (19%).

Si elle a pris du retard, la France est également touchée par ce phénomène, initié aux États-Unis. A l’image de Kevin Camphuis, qui est l’un des personnages qui comptent en France autour des Food Tech. Ce chef d’entreprise a commencé sa carrière chez Seb, comme directeur marketing, puis comme responsable de l’Atelier Digital du Groupe. Il est désormais dirigeant de ShakeUpFactory, un accélérateur de start-up spécialisé dans la Food Tech, qu’il a cofondé. Cette année, Kevin Camphuis était partenaire du salon Seeds & Chips 2016 de Milan ; il était aussi l’un des principaux intervenants des rencontres BPI Innovation.

Lors de ce dernier événement, il a répondu aux questions des journalistes de LSA, sur l’évolution du secteur et sur les causes du retard français. Un entretien très instructif, dont voici les extraits les plus significatifs :

 

« Aujourd’hui, un fondateur de start-up de la food tech sur deux est issu de l’univers industriel, comme le fondateur d’Hampton Creek, la mayonnaise vegan, qui a travaillé des années pour Unilever. En 24 mois, sa société a été valorisée à 1 milliard de dollars. La force de ces gens-là, c’est qu’ils maîtrisent des technologies que les industriels ne maîtrisent pas. Ils savent faire de l’intelligence artificielle, de l’IoT, du machine learning, des GPS… »

« La France, pays d’excellence agroalimentaire, ne représente que 1% des levées de fonds en 2015. »

« Le retard est d’abord et avant tout financier. Car il y a bien des pépites food tech en France. Ce qui manque, ce sont des fonds pour financer l’amorçage des start-up. »

« D’une manière ou d’une autre, l’Agro-alimentaire, comme bien d’autres industries, trouvera son salut dans sa capacité à collaborer et innover avec des start-up. »

 

 

 

 

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