Le futur de notre alimentation à la Villette

La Cité des Sciences de la Porte de la Villette, à Paris, a accueilli, le jeudi 15 décembre, de 9 heures à 17 heures, dans son auditorium, le colloque organisé par Nutri Marketing, « Que mangerons-nous en 2030 ? : l’excellence de la France dans le domaine alimentaire et la créativité. Quel avenir pour l’agro-gastronomie ? « .

Cette journée de débat et d’information, animée par des professionnels du secteur agroalimentaire, avait un mot d’ordre particulier : pour survivre, les acteurs de ce secteur devront adopter des stratégies d’innovation. Retour sur ses meilleurs moments.

Alors que la gastronomie est l’un des pilliers de la culture française et sans doute le meilleur ambassadeur de l’excellence à la française, la principale problématique est de savoir comment s’adapter à un monde qui bouge en restant à la pointe de l’innovation, tout en défendant un patrimoine, des produits et une tradition ancestraux, qui font la richesse de la gastronomie française.

Christophe Monnier a proposé une intervention très suivie et appréciée, où il a tenté de répondre à la question « Comment exporter l’excellence française ? ». De son côté, Andrea Launay a proposé un benchmark à grande échelle en présentant les principales tendances alimentaires du moment aux quatre coins du globe.

Évidement, pour aborder les problématiques liées à l’innovation, il fallait revenir sur les nouveaux procédés et nouvelles technologies, qui sont bien souvent les moteurs des autres pans de l’agroalimentaire. C’est Gilles Trystram, de AgroParisTech, qui a été chargé de présenter les dernières évolutions scientifiques. Il a rappelé qu’au delà de l’innovation  comme «un produit visuellement nouveau », plusieurs branches proposent des progrès « invisibles », que ce soit en amont, lors du processus industriel, ou en aval, dans le cadre du service lié à l’agroalimentaire (commandes en ligne, livraison, distribution, destruction, innovation informationnelle…).

Le directeur associé de Cook Innov, Sylvain Zaffaroni, a également tenu à globaliser la notion d’innovation dans ce secteur, lors de sa prise de parole. Il a ainsi expliqué que l’innovation va au delà des simples progrès scientifiques, mais qu’elle touche l’ensemble des branches stratégiques des entreprises de l’agroalimentaire, que ce soit au niveau du management, de la production, de la diffusion, de la communication, ou des R&D. Il estime que c’est en prenant en compte l’ensemble de la chaine que les start-ups les plus célèbres ont pu se développer et il regrette que l’agroalimentaire tarde à s’en servir d’exemple, craignant, à termes, une « uberisation » des entreprises françaises trop frileuses.

Enfin, Edouard Malbois, de Ennivrance, a proposé une conférence sur le thème « Vive l’industrie agro-gastronomique ! , vision d’un nouveau leadership à la française. » Cette intervention pour le Manifeste a permis de découvrir des initiatives de créativité à la française, concernant l’agro-gastronomie.

 

 

Le futur de notre alimentation à la Villette

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *