Industrie de la viande : une baisse significative de la consommation

Force est de constater que la viande perd peu à peu sa place dans le cœur des Français. En effet, plusieurs études ont montré que la consommation de viande (rouge, principalement) était en baisse depuis plusieurs années. La raison ? L’explosion de nouvelles tendances culinaires comme le véganisme, qui consiste à exclure tout aliment et produit d’origine animale. Seule la consommation de volaille connaît une forte hausse. Comment expliquer la crise de la filière viande ?

L’industrie de la viande, une industrie complexe

Alors que les études tendent à montrer que la consommation de viande est à la baisse, ce n’était pas le cas il y a seulement quelques années. En effet, la consommation de viande est repartie à la hausse en France en 2016, selon les données du ministère de l’Agriculture. Même si la consommation globale a grimpé de 0,9 % à cette époque, tous les types de viande ne bénéficiaient pour autant pas de cette tendance. La viande rouge semble avoir été délaissée au profit de la volaille.

En 2016, sa consommation a bondi de 4 % sur un an.  Jouant un peu au « yo-yo », la filière viande semble avoir baissé dans l’estime des Français. En cause, de grandes mutations dans les modes de consommation, notamment avec l’avènement du véganisme. De plus en plus de personnes déclarent être sensibles à la cause animale. Attention cependant à ne pas confondre végétarisme et végétalisme, qui se différencient par une exclusion totale (ou non) de matière d’origine animale.

Une prise de conscience bénéfique ?

Depuis quelques temps déjà, les méfaits d’une consommation de viande excessive sont dévoilés au grand public. Mais cette diminution de consommation serait due à plusieurs facteurs. Pour le chercheur Pierre Sans, ce changement de comportement alimentaire s’explique par plusieurs facteurs. « S’il est difficile de déterminer une unique cause à l’origine de la baisse de la consommation de viande en France depuis une vingtaine d’années, il est en revanche possible d’identifier trois paramètres responsables de ce phénomène », explique-t-il.

Dans un premier temps, les consommateurs semblent avoir été sensibles à l’impact environnemental qui découle de cette industrie. « Davantage sensibles aux conséquences de l’élevage industriel, notamment des ruminants, sur le changement climatique, les Français optent désormais avec plus de facilité pour une réduction des produits carnés dans leurs habitudes alimentaires. Sans pour autant supprimer définitivement la viande des assiettes des Français« , détaille Pierre Sans. Dans un second temps, le prix de la viande est un frein conséquent pour beaucoup de Français. Les tarifs des produits carnés, en particulier ceux issus des espèces bovines (bœufs, vaches) et ovines (moutons, agneaux), ont considérablement augmenté depuis les années 1990.

Pour rappel et selon Planetoscope, fournisseur de statistiques mondiales, « l’abattage des animaux pour fournir de la viande représente plus de 1900 animaux par seconde soit 60 milliards d’animaux tués chaque année, représentant 280 milliards de kilos ».

Un regard optimiste pour l’avenir

Malgré ces éléments qui jouent en défaveur de la consommation de viande, Pierre Sans reste optimiste. « Même si la tendance de la consommation de produits carnés est à la baisse, il y aura toujours dans notre culture et nos habitudes alimentaires une place pour les plaisirs gustatifs, dont la viande fait partie. Si le véganisme connaît de nos jours un fort succès, je ne pense pas pour autant que l’ensemble des consommateurs français s’inscriront dans un modèle de rejet total de la viande« , confie-t-il au Monde.

 

 

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