Innovation : scanner les produits frais

La démocratisation des smartphones et les progrès technologiques des dernières années poussent les industriels de l’agroalimentaire à développer des applications qui permettraient d’obtenir des informations sur les produits frais en les scannant avec son téléphone.

Va-t-on bientôt scanner ses fruits et légumes directement afin de savoir ce qu’ils contiennent ? C’est en tous cas la direction que suivent de nombreuses recherches.

La technologie qui pourrait être à l’origine de cette révolution est déjà bien au point, il s’agit du spectroscope. Ce scanner envoie un faisceau lumineux vers l’aliment (pour le moment, des fruits de la viande et des légumes), qui lui renvoie des ondes. Ces ondes sont analysées par la machine qui peut les traduire en informations sur la composition du produit, comme (entre autres) sa quantité de glucides, de lipides, de fibres, ou son nombre de calories.

Plusieurs sociétés développent actuellement cette technologie. Les groupes israélien et américain, Consumer Physics et TellSpec, à la pointe sur ces thématiques, ont déjà mis en place des petits scanners, sous forme de boitiers, qui peuvent être reliés aux smartphones par internet. Ces deux entreprises ont même lancé la commercialisation de leurs premiers appareils, entre 250 et 400 dollars pièce.

En plus des informations caloriques et nutritives sur les aliments scannés, les appareils de TellSpec peuvent calculer l’index glycémique des aliments. La firme garantit être capable de détecter la présence de gluten, de noix, de cacahuète, d’œufs ou de lait dans les produits analysés par sa machine.

En outre les actuels leaders de ce marché naissant s’accordent à dire qu’ils pourront bientôt aller plus loin dans les possibilités de variétés d’éléments analysés par les scanners dans les aliments, comme les pesticides, les OGM ou la bactérie E. coli.

La directrice générale et fondatrice de TellSpec, Isabel Hoffmann, assure ainsi que « les pesticides, c’est ce que nous voulons faire l’an prochain ».

En fait, le véritable obstacle technique consiste à pouvoir adapter ce spectroscope sur les smartphones. Une fois cette barrière technique franchie, il y a fort à parier que des millions d’utilisateurs seront enchantés de pouvoir scanner leurs aliments avant de les acheter pour toujours mieux savoir ce qu’ils mangent. C’est sûr cela que comptent les dirigeants de ces nouvelles entreprises technologiques.

Dror Sharon le directeur général de Consumer Physics, prophétise ainsi une grande démocratisation de cet usage. « Il y a quinze ans, il aurait été difficile d’imaginer que chacun aurait un GPS dans son smartphone », rappelle-t-il.

 

 

 

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