L’agroalimentaire se tourne vers la Blockchain

La technologie dite de Blockchain est de plus en plus utilisée dans le secteur agroalimentaire. Ainsi, cette semaine, 10 groupes leaders du secteur ont annoncé leur investissement commun dans ce système informatique, notamment afin d’optimiser la sécurité alimentaire.

La Blockchain, ou chaîne de blocs, en français, est un système informatique de stockage et d’échange des informations, fonctionnant de manière transparente et sécurisée, sans organe central de contrôle.

Pour comprendre ce qu’est la technologie complexe de la Blockchain, il semble pertinent de reprendre la citation de Jean-Paul Delahaye, l’illustre mathématicien, qui schématisait ainsi ce système :

« Un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

Ce système, fréquemment utilisé dans de nombreux secteurs, intéresse de plus en plus les acteurs de l’industrie agroalimentaire, qui y voient un bon moyen de lutter pour la sûreté alimentaire.

Ainsi, la célèbre multinationale du secteur informatique, IBM, a annoncé cette semaine avoir développé un partenariat avec dix géants du secteur autour de l’utilisation de la Blockchain dans le secteur agroalimentaire. Le géant américain développe déjà cette technologie, dont il est l’un des experts mondiaux, dans de nombreux autres secteurs d’activité. IBM est donc logiquement tout particulièrement investi dans les R&D autour de la Blockchain, à l’image de son important investissement autour du fameux projet Hyperledger, qui a été livré au moins de juillet.

C’est donc vers ce groupe expert que se sont tournés 10 groupes majeurs du secteur agro-industriel mondial, afin d’avancer sur l’utilisation de la Blockchain en faveur de la sécurité alimentaire : Dole, Driscoll’s, Golden State Foods, Kroger, McCormick and Company, McLane Company, Nestlé, Tyson Foods, Unilever et Walmart.

La première étape de cette collaboration consistera à identifier les multiples possibilités d’application de la Blockchain à travers la chaîne d’approvisionnement. Pour cela, les équipes des groupes alimentaires travailleront avec les ingénieurs d’IBM.

A terme, l’objectif affiché de ces recherches est de pouvoir mettre en place des outils qui permettront de rendre la traçabilité des produits alimentaires plus efficace et sure. Les informations accessibles grâce à la Blockchain concernant l’origine et l’état des aliments transportés devraient permettre d’optimiser leur gestion et d’améliorer la sécurité alimentaire globale.

En effet, les problématiques de sécurité alimentaire et plus globalement de traçabilité des produits alimentaires sont au cœur des stratégies de ces grands groupes. Ces derniers font face à une méfiance croissante de l’opinion. Ils doivent donc se réinventer et mettre en place des processus susceptibles de rassurer les consommateurs.

 

 

 

 

 

 

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