Pratiques alimentaires : les tendances françaises

Le cabinet de veille et de tendances, AlimAvenir, vient de publier son « Étude Vigie Alimentation 2016-2017 », qui indique les évolutions de la consommation alimentaire mondiale et plus particulièrement celle des Français. Réalisée à travers l’analyse de 10 tendances lourdes, cette étude constitue un formidable outil pour appréhender les évolutions à venir du secteur agroalimentaire.

Cette « Étude Vigie Alimentation 2016-2017 : 10 tendances émergentes à l’horizon 2030 », revient sur 10 questions autour des modifications du mode de consommation des produits alimentaires : « Les fermes de demain : urbaines et high tech ? ; Les industries alimentaires vont-elles se faire uberiser ? ; Déstructuration des modèles alimentaires : snacking, la nouvelle norme ? ; Demain, tous végétariens (ou flexitariens) ? ; Quelles alternatives aux protéines animales ? ; Vers une démocratisation du bio ? ; La consommation locavore : menace pour la grande distribution ? ; L’e-commerce va-t-il décoller dans l’alimentaire ? ; Qui va gagner la bataille de la livraison de repas ? ; Vers une alimentation connectée au service de la nutrition ? ».

Dans un article pour l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France, Céline Laisney, la directrice du cabinet AlimAvenir, a détaillé les conclusions de cette étude.

Selon elle, les évolutions des habitudes alimentaires des Français convergent lentement vers le modèle globalisé, qu’elle qualifie d’anglo-saxon. Les repas se feront dans un cadre de moins en moins traditionnel (repas communs en famille, à horaire fixe) et de plus en plus de manière individualisée (chacun grignote seul à tout moment de la journée).

Le fameux « modèle alimentaire français », classé au patrimoine de l’Unesco, n’est pas immuable et subit, au contraire, de fortes pressions et transformations : contraintes économiques et temporelles, mutations des rythmes de vie, ou encore développement des loisirs. Reste à savoir s’il conservera dans les années à venir ses spécificités par rapport au modèle anglo-saxon que l’on peut résumer par la formule « n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment, et souvent seul ».

Si le modèle alimentaire Français connait une mue, il n’est cependant pas condamné et fait preuve de résistance. En fait les Français semblent se tourner vers un modèle hybride, avec des repas de « snacking », souvent le midi, tout en conservant les repas familiaux du soir. L’alimentation française est également influencée par d’autres tendances, moins lourdes et plus conjoncturelles, mais qui s’imposent très rapidement, comme le résume Céline Laisney :

Parallèlement à ces évolutions ou adaptations, plutôt lentes et progressives, du modèle alimentaire français, plusieurs tendances émergent : végétarisation, augmentation du bio, locavorisme, e-commerce.

Et la chef d’entreprise de conclure en insistant sur l’interconnexion de ces différentes tendances :

Ces tendances ne sont bien sûr pas exhaustives. Elles sont souvent interconnectées et peuvent se renforcer mutuellement : ainsi de la consommation de bio et du végétarisme/flexitarisme, ou encore de l’e-commerce et des circuits courts.
Elles ne seront pas forcément toutes dominantes dans 10 ou 15 ans, mais représenteront des parts certainement plus importantes, et non négligeables, de la consommation.

 

 

 

Pratiques alimentaires : les tendances françaises

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