Le point sur le fipronil en France

Les traces d’un insecticide interdit car nocif pour la santé et l’environnement, le fipronil, ont été retrouvées dans de nombreux aliments à base d’œufs, en vente dans les commerces européens. Cette crise sanitaire importante ne touche pas les élevages français, selon le ministère de l’agriculture qui se veut rassurant malgré le rallongement, chaque jour, de la liste des produits commercialisés concernés. Petit point sur cette crise et sur ses conséquences.

Lundi 11 septembre, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’est exprimé aux micros d’Europe 1, afin de faire le point sur la situation et les conséquences de cette crise du fripronil, mais surtout pour rassurer ses concitoyens.

« 2.900 élevages ont été contrôlés jusqu’à il y a peu et aujourd’hui, nous avons de bonnes nouvelles. Aucun élevage français n’a été contaminé par le fipronil. Nous n’avons retrouvé aucune trace », a ainsi insisté le ministre de la République en Marche.

Le scandale sanitaire du fipronil, qui a éclaté cette année, est lié  l’utilisation illégale de fipronil, afin de prévenir l’apparition de poux rouges sur les poules pondeuses, dont le rendement est altéré par ces poux. L’Union européenne a tiré la sonnet d’alarme en août dernier, estimant que les œufs contaminés ont été vendus dans 22 pays de l’union européenne, même si les exploitations responsables sont situées aux Pays-Bas et en Belgique.

Les autorités sanitaires ont donc multiplié les contrôles et plus de 30 produits alimentaires industriels contenant des traces de fipronil ont été déplorés. De quoi susciter une crainte générale et une méfiance légitime de la part des consommateurs.

Un groupe agro-industriel a été particulièrement visé car jugé responsable de la crise, il s’agit de la société néerlandaise Chickfriend, qui pourrait être sanctionnée pénalement.

Le gouvernement, par la voix de son ministre de l’agriculture, se veut donc rassurant et assure que les exploitations françaises ne sont pas responsables et que les œufs contaminés retrouvés en France viennent des Pays-Bas et de Belgique. Des pays montrés du doigts par Stéphane Travert, qui regrette un décalage entre le moment où ils ont réalisé cette intoxication et celui où ils ont prévenu les autorités bruxelloises. « Un gap entre le 20 juillet et le 6 août », dénonce le ministre.

Pour tenter de répondre à cette crise et en prévenir d’éventuelles futures, le ministre de l’agriculture français et ses homologues de l’union européenne ont prévu une rencontre dédiée à ce problème, qui se tiendra à Bruxelles, le 26 septembre.

Entre-temps, la crise est loin de s’atténuer, puisque d’autres produits contaminés ont été référencés au cours de la semaine. La liste de ces produits, rendues publique par l einistère de l’agriculture sur son site internet, en est déjà à 39 références, dont certains gâteaux fabriqués en France avec des produits venus de Hollande.

 

 

 

Le point sur le fipronil en France

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