La profession de boucher évolue : les défis de la viande synthétique

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Le métier de boucher est en constante évolution. Face aux nouvelles technologies qui bouleversent les moyens de production, les jeunes bouchers doivent réagir. Du 6 au 7 mai s’est déroulé le concours international des jeunes bouchers à Francfort. Cet événement a été l’occasion pour les jeunes professionnels de faire état de leurs capacités d’adaptation. Face à l’arrivée de la viande synthétique sur le marché, les jeunes sont divisés.

Pour ou contre la viande synthétique ?

Lors du concours international des jeunes bouchers, les participants ont pu donner leur avis sur une toute nouvelle innovation alimentaire qui pourrait bouleverser leur profession : la viande synthétique. Cette compétition, organisée en marge du Salon international de l’industrie de la viande (IFFA), a pour objectif de promouvoir les savoir-faire de nouveaux artisans sur le marché.

Parmi eux, Paolo Desbois, boucher français de 18 ans, qui a décroché la deuxième place du concours. Pour lui, cette innovation est contraire à la profession. Il explique notamment qu’il ne “voit pas comment travailler de la viande synthétique alors qu’il n’y a pas d’os à enlever”. Un non-sens pour le métier, lorsque l’on sait que la viande synthétique est produite à partir de protéine de soja, de fève ou encore de petits pois.

Une nécessité d’adaptation

D’autres parmi les compétiteurs accueillent volontiers cette transition. Il faut dire que les prouesses technologiques sont telles, que la viande synthétique ressemble exactement, au goût et à l’odeur ainsi qu’à la texture, à la viande organique. “C’est une question d’évoluer avec le monde, et pas contre lui […] C’est un changement auquel je veux participer”, explique Lennon Callister, 19 ans.

Quant à la gagnante du concours, Josja Haagsma, néerlandaise, la viande synthétique est un produit d’avenir, avec lequel les bouchers devront forcément travailler.

La tendance est à la baisse de consommation de viande

Désormais, les tendances s’inversent. Si avec l’arrivée des grandes surfaces, les échoppes de proximité ont eu tendance à s’effacer, le nouvelles façons de consommer permettent de tisser à nouveau des liens avec les bouchers. Les problèmes sanitaires en matière de surconsommation de viande et d’élevage intensif viennent cependant freiner l’achat de viande.

Pour les jeunes bouchers, la viande de synthèse n’est pas la seule réponse face aux problématiques sanitaire, sociales et environnementales qui entourent actuellement la consommation de viande. Josja Haagsma, prône un retour au savoir-faire artisanal. Pour elle, la solution est de consommer “la viande biologique et des vaches élevées localement, et pas celles de grandes entreprises”.

La profession de boucher évolue : les défis de la viande synthétique

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