Pesticides : le ton monte

La semaine dernière, l’Union européenne a décidé d’élargir l’interdiction de trois néonicotinoïdes, pesticides jugés dangereux pour les abeilles. Cette décision a été prise au nom de la défense de la biodiversité et de l’environnement. Cette importante adoption de la proposition de la Commission, votée par les gouvernements de l’Union Europénne, vient raviver le feu du débat sur les pesticides. 

Néonicotinoïdes : qu’est ce ?

Les néonicotinoïdes sont une classe de produits toxiques employées comme insecticides, agissant sur le système nerveux central des insectes. Utilisés jusqu’à là pour nuire aux abeilles, les représentants des États membres de l’Union européenne ont voté vendredi l’interdiction de l’usage des pesticides, jugés comme « tueurs d’abeilles » dans le milieu apicole et considérés comme responsables de la forte diminution des populations d’abeilles et de bourdons ces dernières années. La Commission européenne avait déjà demandé leur interdiction.

« La santé des abeilles a toujours une importance cruciale pour moi, puisque cela concerne la biodiversité, la production alimentaire et l’environnement », s’est félicité le commissaire européen à la Santé et la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis.

La question des pesticides : une question mondiale

Les produits phytopharmaceutiques, appelés pesticides, assurent le bon développement des plantes et protègent les productions agricoles contre de multiples agressions. Même si ces produits sont très prisés par les particuliers et beaucoup d’agriculteurs, ils n’en restent pas moins un véritable poison pour la biodiversité, notamment pour les abeilles.

Les abeilles, indispensables à notre survie ?

« Si les abeilles disparaissent de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Cette formule attribuée à tort à Albert Einstein résumé bien le cœur du problème. Pour les apiculteurs, les abeilles sont l’essence même de notre vie telle que nous la connaissons. En effet, pour certains, les abeilles sont primordiales pour maintenir un bon fonctionnement de l’écosystème et de la biodiversité. L’interdiction de ces trois pesticides, clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame, devrait ainsi permettre un regain d’activité chez les apiculteurs. Satisfaits de cette nouvelle règle, les apiculteurs estiment que les pouvoirs publics doivent aller encore plus loin.

Des laboratoires font front commun

En matière d’environnement et de biodiversité, les laboratoires sont les premiers a donner leurs avis et à dénoncer cette décision. Pour le laboratoire pharmaceutique Bayer, l’interdiction de ces néonicotinoïdes n’est pas une bonne chose.  « Cela va encore réduire la capacité des agriculteurs européens à se défendre contre d’importants parasites, auxquels pour beaucoup d’entre eux il n’y a pas de traitements alternatifs disponibles », estime-t-il.

Chez Syngenta, société spécialisée dans la chimie et l’agroalimentaire, le point de vue est le même. Elle affirme que « les preuves montrent que les néonicotinoïdes posent une menace minime sur la santé des abeilles comparé à une pénurie alimentaire, aux maladies et aux températures froides« .

 

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